Le panneau B26 est un panneau rond à fond bleu, avec un pneu équipé de chaînes. Il impose de circuler avec des chaînes à neige sur deux roues motrices. L’obligation s’arrête au panneau B44.
Avoir des chaînes dans le coffre ne règle pas tout.
Le scénario revient chaque hiver au pied des cols. Les chaînes ont été achetées pour une autre voiture, ou pour des pneus d’une autre taille, et elles refusent de se monter. Or les chaînes doivent pouvoir équiper au moins deux roues motrices et convenir au véhicule, et les chaussettes doivent correspondre aux dimensions des pneus. Un code gravé sur le flanc du pneu, du type 205/55 R16, décide donc de tout avant le départ.
- Le panneau B26 impose des chaînes sur deux roues motrices.
- La dimension des pneus, gravée sur le flanc, détermine les chaînes compatibles.
- Les chaussettes neige valent pour le B26 mais s’usent vite sur le bitume.
- Le marquage M+S seul ne suffit plus depuis novembre 2024.
Ce que le panneau B26 exige vraiment
Le B26 parle d’« équipements spéciaux » et non de chaînes uniquement. Les pneus neige sont autorisés, sauf si la mention « chaînes à neige obligatoires » est spécifiée. Le panneau peut aussi être accompagné d’un panonceau « pneus neige admis », et c’est ce petit rectangle qui change la donne. Sans lui, ou avec la mention contraire, seules les chaînes ou les chaussettes ouvrent la route.
Il ne faut pas confondre ce panneau avec la signalisation de la loi Montagne. Depuis 2021, une signalisation spécifique (les panneaux B58 et B59) identifie les zones où les équipements hivernaux sont obligatoires. Quitter une zone B58 ne supprime pas les autres obligations : un B26 peut encore imposer des équipements sur une route enneigée.
La règle de fond tient en quelques lignes. Du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027, rouler dans les massifs impose des pneus marqués 3PMSF ou des chaînes, dans les communes classées de 34 départements. Depuis novembre 2024, le marquage M+S seul ne suffit plus.
Amende de 135 euros : ce qui est prévu, ce qui est appliqué
Les sites spécialisés s’accordent sur un chiffre : une contravention de quatrième classe, soit 135 euros d’amende forfaitaire. Le texte prévoit aussi la possibilité d’immobiliser le véhicule jusqu’à sa mise en conformité. Les sources divergent pourtant sur son application réelle.
Selon certains, l’amende n’a jamais été appliquée.
Le décret du 16 octobre 2020 ne prévoit aucune sanction pénale, et le texte censé créer l’amende de 135 euros aurait été bloqué par la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024. Le même site précise que le panneau B26, l’immobilisation et l’assurance pèsent bien plus lourd. Un équipement absent au-delà du B26 reste en outre passible d’une amende et d’une immobilisation du véhicule. Au pied d’une montée verglacée, une voiture clouée sur place bloque aussi tous ceux qui la suivent, ce qui rend le débat sur le montant de l’amende un peu théorique.
Chaînes, chaussettes ou pneus hiver : choisir sans se tromper
Les chaînes métalliques restent la référence quand la neige s’installe. Les chaussettes, elles, sont déconseillées sur le bitume, au risque de les déchirer, alors que leur légèreté et leur facilité de montage, même par temps froid, séduisent les conducteurs occasionnels.
Les chaussettes neige sont reconnues comme des équipements spéciaux et valent pour le B26. Elles conviennent donc à un départ en vacances avec une faible couche de neige. Pour une route de col qui reste blanche sur vingt kilomètres, les chaînes tiennent mieux la distance.
Quatre gestes évitent l’erreur du coffre mal garni. D’abord, relever la dimension des pneus et la comparer à la notice de l’équipement, sans oublier le dégagement dans le passage de roue. Ensuite, repérer l’essieu moteur : pour une traction, les chaînes vont à l’avant. Troisième geste, un essai de montage dans l’allée, à sec, qui prend dix minutes au lieu de trente dans le froid. Dernier réflexe, pour une voiture de location, ouvrir le coffre au retrait du véhicule et exiger l’équipement avant de signer.
Les pneus hiver ne dispensent de rien partout.
Quatre pneus 3PMSF, hiver ou quatre saisons, satisfont à la loi Montagne, mais ils ne suffisent pas devant un B26 assorti de la mention « chaînes obligatoires ». Deux pneus hiver seulement ne comptent pas non plus pour une voiture particulière. Les poids lourds avec remorque doivent, eux, détenir des chaînes même avec des pneus hiver. Dans le doute, garder un jeu de chaînes sous le plancher du coffre couvre tous les cas de figure.
Monter les chaînes ne marque que le début de l’épreuve. Il faut rouler doucement (la notice du fabricant fixe la vitesse maximale, souvent autour de 50 km/h) et les retirer dès que la chaussée est dégagée ou au panneau B44. Cela évite de dégrader les pneus et les chaînes.
Le calendrier laisse peu de marge : l’obligation reprend le 1er novembre 2026 et court cinq mois, jusqu’au 31 mars 2027. Les vacances de la Toussaint tombent pile au démarrage de la période. Le moment idéal pour tester ses chaînes, c’est donc ce week-end, dans le garage, avant de les découvrir trop petites au pied d’un col.
Sources : mister-auto.com | panneau-de-signalisation.com